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Governo Italiano

Dettaglio intervista

Data:

09/04/2010


Dettaglio intervista

La Grèce sera-t-elle au menu des discussions aujourd'hui entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy?

La crise de la Grèce, qui concerne l'Europe tout entière. Il en va de la crédibilité de la zone euro. Nous devons proclamer que notre appui sera total, non seulement au plan politique, mais aussi économique. Si nous abandonnions la Grèce à son sort, les marchés pourraient en déduire que d'autres pays pourraient l'être à leur tour. Cela fragiliserait la zone euro.Quelles leçons tirez-vous de cette crise?

Quelles leçons tirez-vous de cette crise?

Elle nous impose de renforcer la gouvernance économique européenne pour éviter la spéculation. Dans ce domaine, la France a un rôle très important à jouer: elle présidera l'an prochain à la fois le G8 et le G20. L'occasion est excellente pour définir cette nouvelle gouvernance. L'Italie est prête à l'aider dans cette tâche.

Certains voient l'Allemagne prendre ses distances vis-à-vis de Paris pour se tourner vers la Russie. Est-ce votre analyse?

Franchement, non. Ce ne serait d'ailleurs pas dans son intérêt. Au contraire, l'Allemagne, comme l'Italie et la France, a intérêt à tout faire pour rapprocher la Russie de l'Europe. Cela s'est déjà vérifié dans des crises comme celle de la Géorgie où Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont travaillé la main dans la main. France et Italie sont ainsi d'accord pour maintenir le conseil Otan-Russie qui a donné de très bons résultats.

Que faut-il pour renforcer l'identité commune européenne?

Construire une Europe de la défense, c'est-à-dire une armée européenne. De manière à augmenter sa capacité d'intervention sur les théâtres étrangers. La création d'une brigade alpine franco-italienne, qui sera annoncée à Paris, constitue un premier pas. Nous souhaitons que d'autres pays adhèrent à cette idée. L'Espagne, pourquoi pas, ou l'Allemagne? Il ne s'agit pas d'imposer une armée européenne, mais de se doter des moyens d'intervenir. Si elle veut devenir crédible dans la lutte contre le terrorisme, la stabilisation des zones de crise et la sécurité nucléaire, l'Europe doit «produire» sa propre sécurité et non s'en remettre seulement à celle des États-Unis.

Défendez-vous l'idée d'une politique européenne de la citoyenneté?

Tout à fait. Il s'agit d'un pilier fondamental de la construction européenne. Nous avons défini le mandat du président de l'Europe, renforcé les pouvoirs de la Commission, élargi ceux du Parlement européen. Il faut maintenant s'adresser au peuple européen, explorer ses racines, réaffirmer ses droits fondamentaux. Je vois trop d'indifférence en Europe à propos de l'héritage du christianisme, de cette notion de tolérance qui constitue la centralité de notre identité. C'est la valeur ajoutée de notre Europe à 27, un nouvel humanisme européen fondé sur le respect des droits de l'homme et la centralité de la personne humaine, des principes sur lesquels nous ne pouvons pas négocier. Si nous commencions à admettre un relativisme culturel sur ces principes, il n'y aurait jamais d'identité européenne.

Votre collègue Andrea Ronchi (ministre des Affaires européennes) demande que l'italien devienne langue de travail à Bruxelles. Est-ce une idée viable?

On peut la mettre en pratique dans la publication des annonces d'emploi ou des appels de travaux publics. Il ne s'agit pas de faire du nationalisme, mais de défendre notre identité. L'italien est la cinquième langue la plus étudiée au monde. Peut-on l'ignorer?


Luogo:

Parigi

Autore:

Richard Heuzé

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