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Governo Italiano

Intervista all’Ambasciatore d’Italia in Libano Gabriele Checchia (versione originale in L'Orient-Le Jour)

 

Intervista all’Ambasciatore d’Italia in Libano Gabriele Checchia (versione originale in L'Orient-Le Jour)

L'Orient-Le Jour: “Malgré la crise financière, le Liban reste une priorité pour l’Italie”

Dans les prochaines semaines, le coup d'envoi de la troisième phase du programme Ross, mis en place par l'Italie, sera donné. Les activités couvriront un plus grand nombre de régions qui se trouvent dans le besoin.

Soutenir le processus des aides, de réhabilitation, de développement et de coopération avec les différents acteurs libanais : tel est le credo du Bureau de la coopération italienne, dont l'implication au Liban est de plus en plus forte depuis la fin de la guerre de juillet 2006.
Au mois de septembre de cette année, l'Italie avait mis en place le programme d'urgence Ross pour venir en aide à la population sinistrée dans les zones de combat au Liban-Sud et dans la Békaa, à travers plus de vingt ONG italiennes présentes sur le territoire libanais. Ce programme a pris de l'ampleur au fil des ans, assurant des financements pour 95 projets. Dans les prochaines semaines, la troisième phase du programme Ross sera lancée avec au programme trente nouveaux projets. Elle couvrira un plus grand nombre de régions qui se trouvent dans le besoin. Les secteurs d'intervention demeurent ceux définis comme étant une priorité par le gouvernement libanais, à savoir l'environnement, le social, la pédagogie et l'économie.
« Ross 3 a deux particularités, explique M. Fabio Melloni, directeur du bureau technique régional de la coopération italienne. Il s'agit, d'une part, de poursuivre un parcours initié dans le cadre de Ross 2, qui consiste à étendre les activités vers d'autres régions du pays. C'est ce qui sera réalisé au cours de cette troisième phase du programme qui couvrira quelque trente activités dans les différentes régions libanaises, notamment au Akkar, qui demeure une région très défavorisée. D'autre part, le Ross 3 va pouvoir améliorer sa pratique en se basant sur les remarques de l'évaluation des activités réalisées dans le cadre de la première phase du programme. » Pour ce faire, une équipe internationale d'experts a effectué un séjour de plus d'un mois au Liban au cours duquel tous les projets du Ross 1 ont été examinés à la loupe.
« Le budget consacré au Ross 3 s'élève à neuf millions d'euros, poursuit M. Melloni. À cela s'ajoutent les frais de l'expertise technique qui suit le projet et qui sont couverts par l'Italie, ainsi qu'une aide d'un million et demi d'euros destinée aux activités dans les camps palestiniens. »
Pense-t-il que les ONG libanaises pourront prendre la relève ? « L'Italie ne pourra pas se substituer aux institutions locales, souligne M. Melloni. Certaines associations libanaises font un travail remarquable. D'autres, par contre, ont de très grandes faiblesses, principalement les coopératives. Nous œuvrons ainsi à créer une liaison forte entre les institutions nationales présentes sur le terrain. Lorsqu'elle sera établie, nous pourrons nous retirer. »
Quel est l'avenir de cette aide à l'ombre de la crise financière ? « L'Italie n'a évidemment pas échappé à cette crise, répond M. Melloni. Les budgets de la coopération en souffrent, puisqu'ils ont été réduits au niveau international. Mais le Liban reste une priorité pour Rome. »

La coopération se poursuit
Des propos confirmés d'ailleurs par l'ambassadeur d'Italie, Gabriele Checchia, qui déclare sur ce plan : « L'Italie, comme d'autres pays, est touchée par la crise, ce qui implique une possible réduction budgétaire dans plusieurs domaines de notre action. Toutefois, le Liban demeure une priorité, notamment sur le plan politique, et forme ainsi l'un des axes de notre soutien et assistance dans le domaine des projets de coopération qui se poursuivront le plus longtemps possible. Les fonds ont déjà été débloqués, d'autres pourront l'être. La coopération bilatérale se poursuivra. Il n'y aura pas de coupures soudaines de notre assistance. En ce qui concerne les activités réalisées dans le cadre du programme Ross, elles seront réduites graduellement lorsque nous serons assurés que les projets déjà entamés sont soutenables. Mais ce qui est sûr, c'est que l'Italie couvrira les projets au Liban jusqu'à la fin de 2010. »
Depuis sa mise en place en 2006, Ross a été un « modèle de succès » et de « bonne pratique ». « Il a montré qu'il pouvait être flexible, ajoute M. Checchia. Ross a permis à nos ONG, à nos experts, mais aussi à l'ambassade d'établir des contacts avec les municipalités, les ONG libanaises et les collectivités locales. Nous avons pu ainsi être constamment à l'écoute de nos partenaires libanais. Comme c'est un programme qui s'est développé sur le territoire, il nous a permis de partager nos analyses et nos réflexions avec toutes les composantes de l'administration et de la société civile libanaises, c'est-à-dire les municipalités, les ministères et les ONG concernés. Cela n'aurait pas été possible si nous n'étions pas présents parmi les Libanais. Cela a permis d'ailleurs d'accroître la crédibilité de l'Italie dans le domaine du développement local. Et ce n'est pas un hasard si nous avons été désignés au sein de l'Union européenne comme le pays guide dans le domaine du développement local. L'Italie est aussi un acteur important lorsqu'il s'agit d'une réflexion au niveau élargi, c'est-à-dire avec les grands donateurs, comme la Banque mondiale, le PNUD, etc. »


Luogo:

روما

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