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Governo Italiano

21 giugno 1861: Francia

Data:

18/03/2011


21 giugno 1861: Francia

In occasione delle celebrazioni per il 150° anniversario dell’Unità d’Italia, sul sito della Farnesina sarà pubblicata, per tutto il corso dell’anno, una serie di documenti ufficiali relativi al riconoscimento dell’Italia quale nuovo Stato nazionale.

Custoditi presso l’Archivio Storico del Ministero degli Affari Esteri, i manoscritti originali con cui le autorità dei diversi Paesi manifestavano l’intenzione di instaurare formali relazioni diplomatiche con il nuovo Stato italiano rappresentano una testimonianza diretta, dall’elevato valore storico e simbolico, del coronamento di quel disegno unitario che il 17 marzo del 1861 vedeva la Nazione italiana, sino ad allora artificiosamente divisa in una serie di piccoli e medi stati regionali, farsi Patria e progetto comune.

Tributo alla memoria del momento fondativo del nostro percorso unitario e vivida testimonianza della centralità della dimensione internazionale per la vicenda nazionale, le pubblicazioni che accompagneranno, settimana dopo settimana, la presentazione di tutti gli eventi dedicati al 150° anniversario dell’Unità d’Italia, rappresentano un modo, fra i tanti, scelto dal Ministero degli Affari Esteri per augurare all’Italia “buon compleanno”.

Il quarto documento

Il Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo Gropello

La Francia era stata alleata del Regno di Sardegna durante la guerra contro l’impero asburgico del 1859. I moti e gli esiti dei plebisciti del 1860 avevano invece preoccupato l’imperatore Napoleone III, il quale, in quanto sovrano cattolico, disapprovò l’acquisizione di parte dei territori dello Stato Pontificio e non vide di buon occhio la formazione di uno Stato nazionale italiano ben più esteso e, in prospettiva, potente di quanto non prevedessero gli originali piani francesi. Le perplessità dell’imperatore impedirono un pronto riconoscimento del titolo di Re d’Italia a Vittorio Emanuele II nel marzo 1861. Poiché la Gran Bretagna aveva accolto immediatamente la richiesta, per evitare che Londra acquisisse un’influenza preponderante sul nuovo Stato, Parigi fu indotta ad intraprendere un complesso negoziato diplomatico con Torino che si concluse alla fine di giugno con uno scambio di note nel quale le parti evidenziavano le rispettive riserve che si ponevano al momento del formale avvio delle relazioni diplomatiche tra l’impero francese ed il Regno d’Italia. Si pubblica qui la riproduzione nota autografa del Presidente del Consiglio e Ministro degli Esteri, Bettino Ricasoli, subentrato al conte di Cavour dopo la morte di quest’ultimo, avvenuta al principio del giugno 1861. Il documento è tratto dal fondo “Ambasciata d’Italia a Parigi 1861-1950”, b. 1, f. 1 “Corrispondenza con il Ministero degli Affari Esteri”Il 24 giugno Napoleone III autorizzò il Governo italiano a dare formale comunicazione al Parlamento dell’avvenuto riconoscimento.

Il Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo GropelloIl Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo Gropello

Il Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo GropelloIl Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo GropelloIl Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo Gropello

Il Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo GropelloIl Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive  al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo Gropello

 

Il Presidente del Consiglio e Ministro degli Affari Esteri italiano, Bettino Ricasoli, scrive al reggente la Legazione di Parigi, Giulio Figarolo Gropello

Turin, 21 juin 1861

Le Chargé des Affaires de France est venu me donner communication de la dépêche dont vous trouvez ci-joint une copie.Dans cette dépêche S.M. le Ministre des Affaires Etrangères de l’Empereur déclare que S.M.I. est prête à nous donner un nouveau gage de ses sentiments de bienveillance en reconnaissant le Royaume d’Italie. Il ajoute toutefois que cet acte aurait surtout pour but d’empêcher des conjectures erronées et qu’il ne saurait impliquer l’approbation rétrospective d’une politique au sujet de laquelle le Gouvernement de S.M.I. s’est constamment réservé une entière liberté d’appréciation. Encore moins serions nous fondés d’après cette dépêche à voir dans la reconnaissance de la France un encouragement à des entreprises de nature à compromettre la paix générale. Rappelant les déclarations du Gouvernement Français à l’époque de l’entrevue de Varsovie, M. Thouvenel répète qu’il continue à regarder le principe de non-intervention comme une règle de conduite pour toutes les puissances, mais il déclare que le Cabinet des Tuileries déclinerait d’avance toute responsabilité dans des projets d’agression dont nous aurions à assumer le péril et à subir les conséquences.Passant ensuite à expliquer la position de la France vis-à-vis de la Cour de Rome, M. Thouvenel rappelle que des puissantes considérations obligent le Gouvernement Impérial à continuer d’occuper Rome, tant que des garanties suffisantes ne couvriront pas les intérêts religieux que l’Empereur a justement a cœur de protéger, et il exprime la confiance que le Gouvernement du Roi saura apprécier le caractère et l’objet de ces franches explications. Avant de vous faire connaître ma manière de voir sur les considération développées dans la dépêche de M. Thouvenel, je vous dois prier, Monsieur le Comte, d’exprimer à M. le Ministre des Affaires Etrangères ma vive et profonde gratitude pour la précieuse marque de sympathie que l’Empereur est disposé à donner à notre cause nationale en reconnaissant le Royaume d’Italie.Cet acte revêt dans le circonstances actuelles une valeur toute particulière, et les Italiens seront profondément touchés en voyant que S.M.I. bien qu’Elle n’ait pas modifié son jugement sur les événements qui se sont passés l’an dernier dans la péninsule, est disposée à donner à l’Italie, encore attristée d’un grand deuil national, une preuve si éclatante de sa haute et généreuse bienveillance.En vous priant d’être l’organe de ces sentiments auprès du Gouvernement de l’Empereur, je ne fais que suivre l’exemple du grand citoyen dont nous pleurons la mort. J’apprécie comme lui à sa valeur la franchise avec laquelle le Gouvernement Impérial a bien voulu nous faire connaitre sa manière de voir sur les événements qui pourraient survenir en Italie. Je ne saurais mieux répondre à cette preuve de confiance qu’en exprimant avec une égale franchise et sans aucune réticence toute ma pensée.Chargé par la confiance du Roi de remplacer le Compte de Cavour à la Présidence du Conseil et dans la direction de la politique extérieure, j’ai trouvé mon programme tracé d’avance dans les votes récents que les deux Chambre du Parlement ont eu l’occasion d’émettre sur les question les plus importantes pour l’avenir de l’Italie.Après de lo9nges et mémorables débats le Parlement, tout en affirmant d’une manière solennelle le droit de la nation à se constituer dans sa complète unité, a exprimé l’espoir que les progrès que la cause de l’Italie fait chaque jour dans la conscience publique amèneraient peu à peu et sans secousse la solution si ardemment souhaitée par les Italiens.Cette confiance dans la justice de notre cause, dans la sagesse des Gouvernements Européens ainsi que dans l’appui chaque jour plus puissant de l’opinion publique, que le Comte de Cavour exprimait avec tant d’éloquence peu de temps avant sa mort, a passé tout entière dans l’administration que j’ai l’honneur de présider. Le Roi et ses Ministres sont toujours convaincus que c’est en organisant les forces du pays et en donnant à l’Europe l’exemple d’une marche sage et régulière, que nous réussirons à sauvegarder nos droit sans exposer l’Italie à des agitations stériles et l’Europe à des dangereuses complications.Vous pouvez donc, Monsieur le Comte, rassurer complètement le Gouvernement de l’Empereur sur nos intentions au sujet de la politique extérieure. Néanmoins les déclaration de M. Thouvenel, relativement à la question romaine, m’obligent à ajouter quelques mots à cet égard.Vous savez, Monsieur le Comte, de quelle manière cette question est envisagée par le Gouvernement du Roi. Notre vœu est de rendre à l’Italie sa glorieuse Capitale, mais notre intention est de rien ôter à la grandeur de l’Eglise, à l’indépendance du Chef Auguste de la religion Catholique. Nous aimons par conséquent à espérer que l’Empereur pourra dans quelque temps rappeler ses troupes de Rome sans que cette mesure fasse éprouver aux catholiques sincères des appréhension que nous serions les premiers à regretter. Les intérêts même de la France, nous en avons la conviction, décideront le Gouvernement français à prendre cette détermination. Tout en laissant à la haute sagesse de l’Empereur d’apprécier le moment où Rome pourra être sans danger laissée à elle-même, nous nous ferons toujours d’un devoir de faciliter cette solution, et nous espérons que le Gouvernement Français ne nous refusera pas ses bons offices pour amener la Cour de Rome à accepter un accord qui serait fertile en conséquences heureuses pour l’avenir de la religion aussi bien que pour le sort de l’Italie.Veuillez donner lecture et copie de cette dépêche a S.E. le Ministre des Affaires Etrangères Ricasoli

Traduzione :

Torino, 21 giugno 1861

L’Incaricato d’affari di Francia è venuto a darmi comunicazione del dispaccio di cui trovate qui allegata una copia.In questo dispaccio S.E. il Ministro degli Affari Esteri dell’Imperatore dichiara che S.M.I. è pronta a darci un nuovo pegno dei suoi sentimenti di benevolenza riconoscendo il Regno d’Italia. Egli aggiunge tuttavia che questo atto avrà per scopo soprattutto quello di impedire delle congetture erronee e che non implicherà l’approvazione retrospettiva di una politica rispetto della quale il Governo di S.M.I. ha costantemente rivendicato una completa libertà di apprezzamento. Ancora meno dobbiamo essere indotti da questo dispaccio a vedere nel riconoscimento della Francia un incoraggiamento a delle imprese di natura tale da compromettere la pace generale. Ricordando le dichiarazioni del Governo francese all’epoca dei colloqui di Varsavia, il Signor Thouvenel ripete che egli continua a considerare il principio di non intervento come una regola di condotta per tutte le Potenze, ma dichiara che il Gabinetto delle Tuileries declina anticipatamente ogni responsabilità per dei progetti di aggressione di cui noi avremmo ad assumere il pericolo e a subire le conseguenze.Passando poi a spiegare la posizione della Francia in rapporto alla Corte di Roma, il Signor Thouvenel ricorda che delle rilevanti considerazioni obbligano il Governo imperiale a continuare ad occupare Roma, fintanto che delle garanzie sufficienti non copriranno gli interessi religiosi che l’Imperatore ha giustamente a cuore di proteggere, ed egli esprime la fiducia che il Governo del Re saprà apprezzare il carattere e l’obbiettivo di queste franche spiegazioni.Prima di farvi conoscere il mio modo di vedere sulle considerazioni sviluppate nel dispaccio del Signor Thouvenel, vi devo pregare, Signor Conte, di esprimere al Ministro degli Affari Esteri la mia viva e profonda gratitudine per il prezioso segnale di simpatia che l’Imperatore è disposto a dare alla nostra causa nazionale riconoscendo il Regno d’Italia.Questo atto riveste nelle circostanze attuali un valore del tutto particolare, e gli Italiani saranno profondamente toccati vedendo che S.M.I., pur non avendo modificato il suo giudizio sugli eventi occorsi l’anno passato nella penisola, è disposto a dare all’Italia, ancora rattristata per un grande lutto nazionale, una prova così eclatante della sua alta e generosa benevolenza.Pregandovi di essere il tramite di questi sentimenti presso il Governo dell’Imperatore, non faccio che seguire l’esempio del grande cittadino di cui noi piangiamo la morte. Apprezzo come lui la franchezza con la quale il Governo imperiale ha voluto farci conoscere la sua maniera di vedere sugli avvenimenti che potranno sopravvenire in Italia. Non saprei meglio rispondere a questa prova di fiducia che esprimendo con eguale franchezza e senza alcuna reticenza tutto il mio pensiero.Incaricato per la fiducia del Re di subentrare al Conte di Cavour alla Presidenza del Consiglio e nella direzione della politica estera, ho trovato il mio programma preventivamente tracciato dai voti recenti che le due Camere del Parlamento hanno avuto l’occasione di esprimere sulle questioni più importanti riguardanti l’avvenire dell’Italia.Dopo dei lunghi e memorabili dibattiti il Parlamento, affermando in modo solenne il diritto della nazione a costituirsi nella sua completa unità, ha espresso l’auspicio che il progresso che la causa italiana fa ogni giorno nella coscienza pubblica conduca poco a poco e senza scosse alla soluzione così ardentemente desiderata degli Italiani.Questa fiducia nella giustizia della nostra causa, nella saggezza dei Governi Europei nonché nell’appoggio ogni giorno più incisivo dell’opinione pubblica, che il Conte di Cavour esponeva con tanta eloquenza poco tempo prima della sua morte, è passata interamente nell’amministrazione che ho l’onore di presiedere. Il Re ed i suoi Ministri sono sempre convinti che organizzando le forze del paese e dando all’Europa l’esempio di un percorso saggio e regolare noi riusciremo a salvaguardare i nostri diritti senza esporre l’Italia ad agitazioni sterile e l’Europa a delle pericolose complicazioni.Potete dunque, signor Conte, rassicurare completamente il Governo dell’Imperatore sulle nostre intenzioni riguardo la politica estera. Ciò nonostante le dichiarazioni del Signor Thouvenel, relativamente alla questione romana, mi obbligano ad aggiungere qualche considerazione a riguardo.Sapete, Signor Conte, in quale modo tale questione è affrontata dal Governo del Re. Nostra speranza è di rendere all’Italia la sua gloriosa Capitale ma nostra intenzione è di non ostacolare la grandezza della Chiesa, , l’indipendenza del Capo Augusto della religione Cattolica. Noi speriamo di conseguenza che l’Imperatore possa tra qualche tempo ritirare le sue truppe da Roma senza che questa misura faccia provare ai cattolici sinceri delle apprensioni che noi saremo i primi a considerare con dispiacere. Gli interessi stessi della Francia, ne siamo convinti, indurranno il Governo francese a prendere questa determinazione. Lasciando all’alta saggezza dell’Imperatore la scelta del momento in cui Roma potrà essere senza pericolo lasciata a se stessa, noi ci faremo sempre un dovere di facilitare questa soluzione e noi speriamo, e noi speriamo che il Governo francese non ci rifiuterà i suoi buoni uffici per indurre la Corte di Roma ad accettare un accordo che sarà ricco di felici conseguenze tanto per l’avvenire della religione quanto per la sorte dell’Italia.Voglia donare lettura e copia di questo dispaccio a S.E. il Ministro degli Affari Esteri.

Ricasoli

> In alto a destra la nota della Legazione di Francia (24 giugno 1861) con la quale si comunicava a Ricasoli l’autorizzazione di Napoleone III a comunicare al Parlamento l’avvenuto riconoscimento

L’archivio del MAE

L’Unità per la documentazione storico diplomatica e gli archivi cura la ricerca e l’elaborazione del materiale storico sulle questioni di politica estera; custodisce gli atti internazionali in possesso del Ministero e raccoglie i fondi archivistici provenienti dagli uffici centrali e da quelli all’estero, garantendone l’accessibilità; provvede al funzionamento della biblioteca e alla pubblicazione della collana organica di volumi annuali "La politica estera dell'Italia: testi e documenti".

L’Unità è articolata in quattro sezioni: I Affari generali e relazioni esterne, II Archivio storico diplomatico, III Biblioteca e documentazione, IV Iniziative culturali.

La sezione Archivio Storico Diplomatico si occupa della conservazione, del riordinamento e dell’inventariazione della documentazione storico diplomatica prodotta sia dagli Uffici centrali del Ministero sia dalle Rappresentanze all’estero e ne assicura la consultabilità. Conserva gli originali degli atti internazionali.

La sezione Biblioteca e documentazione cura la gestione del patrimonio librario e di emeroteca storico e corrente. Effettua servizio al pubblico. Provvede alla pubblicazione del volume “Politica estera dell’Italia: testi e documenti”, sull’attività dell’amministrazione.


Luogo:

Roma

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