Questo sito usa cookie per fornirti un'esperienza migliore. Proseguendo la navigazione accetti l'utilizzo dei cookie da parte nostra OK Approfondisci
Governo Italiano

Intervento della Ministro Bonino : « L’interdiction de Toutes les formes de mutilations génitales féminines, y compris la pratique de type Sunna » (versione originale)

Data:

06/02/2014


Intervento della Ministro Bonino : « L’interdiction de Toutes les formes de mutilations génitales féminines, y compris la pratique de type Sunna » (versione originale)

(fa fede solo il testo effettivamente pronunciato)

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences,

Chers amies et amis,

Permettez-moi de commencer en exprimant mon accord total sur le choix du titre de cette conférence «L'interdiction de toute forme de mutilations génitales féminines», organisée à l’occasion de la «Journée internationale tolérance zéro aux MGF». Il s’agit évidemment d’un défi et d’un engagement très important pour toute la communauté internationale et en particulier pour les pays de l'Afrique.

Je suis donc très reconnaissante aux organisateurs de cette conférence pour les efforts déployés afin que cette importante question soit confirmée comme une priorité. Mais je suis émue aussi, car on se retrouve à Djibouti après quasiment une dizaine d’années et je revois parmi vous des visages désormais familiers. Je reconnais beaucoup d’amies qui n’ont jamais cessé de se battre avec courage contre cette pratique. Lors de la première conférence sous-régionale qui s’était tenue ici grâce à l’engagement de S.E. la Première Dame, la campagne pour la ratification du Protocole de Maputo a pu démarrer. C’était en 2005.

Je voudrais donc remercier Djibouti pour son engagement en faveur des droits des jeunes filles et des femmes et de leur intégrité physique et morale. L’existence d’une coalition nationale contre toute forme d’excision a assuré un soutien formidable au processus d’élimination des MGF, tandis que le rôle de la Première Dame, en qualité de Présidente de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD), a été un élément clé de cet engagement.

Je considère Djibouti un vrai exemple pour la région sur le plan institutionnel. Tout est là: un cadre institutionnel, législatif, une stratégie, un comité multisectoriel conformément aux instruments internationaux.

Si l’instrument législatif n’est pas la seule réponse, il est en tous cas une condition essentielle pour accélérer l’élimination des MGF. Il nous reste, certainement, le défi de son application et celui de favoriser une participation active des populations, d’une mobilisation communautaire dans le cadre des stratégies d’éducation.

Le moment est crucial pour avoir un impact décisif dans cette lutte. L'adoption de la résolution 67/146 par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 2012 a marqué une étape historique: la communauté internationale a pris conscience de l’importance de cette bataille. Les gouvernements ont convenu sur la nécessité d’un engagement intensifié, au niveau mondial, pour éliminer les mutilations génitales féminines, en reconnaissant que les politiques, les programmes et les services nécessaires doivent être partie d'une approche holistique, culturellement sensible, qui doit favoriser, protéger et respecter les droits des filles et des femmes.

Il ne faut pas oublier que le phénomène touche aussi l’Occident. Depuis plusieurs années, l'Italie est parmi les pays les plus engagés dans la lutte contre cette pratique inhumaine. C'est une priorité partagée par le Gouvernement, le Parlement et la société civile. L'Italie a par conséquent adopté une législation très sévère. Mais une loi nationale ne suffit pas. Nous avons donc travaillé pour mettre la question des MGF au coeur du débat au niveau européen et dans les forums multilatéraux, en favorisant aussi l’adoption de mesures de la part des pays où la pratique est plus développée. C’est pour ça qu’on a appuyé sans réserves, en devenant dès le début un des co-parrains, la résolution 67/146 présentée à l’Assemblée Générale par les pays africains, qui reconnait les MGF comme une violation des droits humains.

Notre action insiste aussi sur l'éducation et l'information des communautés et de la société civile. Le rôle des autorités locales et le dialogue avec les autorités religieuses peuvent contribuer d’une façon cruciale à changer la mentalité des familles et des jeunes générations. La pratique odieuse et humiliante des MGF est une violence qui jamais peut être justifiée sur la base d’une tradition socioculturelle. Lorsque ces arguments sont utilisés, en fait, on reconnait implicitement que les droits des femmes n’ont pas la même valeur que ceux des hommes. Une prise de conscience de tous les hommes et les femmes, à tous niveaux, est donc nécessaire: l'avenir des pays touchés par cette pratique passe par l’amélioration de la condition de la femme, le respect des libertés fondamentales et la lutte contre toute forme de discrimination.

L’Italie intervient depuis longtemps pour soutenir les Nations Unies dans la lutte aux MGF. Cet engagement se lie directement à la priorité assignée par notre politique étrangère à la promotion et à la protection des droits humains, à travers aussi une collaboration étroite avec la société civile.

La Coopération au Développement a donc soutenu et soutient financièrement différents programmes dans le domaine de la lutte aux MGF.

Depuis 2008, la Coopération italienne finance le programme du FNUAP/UNICEF «Mutilation génitale féminine / excision: l'accélération du changement». Dans la période 2008-2013 nous avons contribué un total de 7,5 millions de dollars. Nous continuerons à soutenir ce programme important: on est encore en train de définir nos contributions volontaires pour l’année courante, mais je crois qu’on pourra bientôt confirmer le même niveau de contribution de 2013, 1,5 millions d’Euro.

Au mois d'octobre dernier, nous avons aussi organisé une conférence internationale à Rome, en collaboration avec le FNUAP et l'UNICEF, qui a réuni les représentants de plus de 30 gouvernements, ainsi que des organisations de la société civile, des parlementaires, des défenseurs des droits de l'homme, les institutions et les organisations intergouvernementales régionales (comme l’Union Africaine).

Le segment de haut niveau a fourni une plate-forme importante pour un dialogue constructif. Les participants ont réaffirmé leur engagement à intensifier les efforts des autorités internationales, régionales et nationales pour faire progresser, en soulignant des actions prioritaires, l'application de la Résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

En outre, la Coopération italienne, en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et «No Peace Without Justice» a décidé d'intensifier ses efforts pour promouvoir l'abandon de cette pratique à travers un programme qui intéresse huit pays africains, parmi lesquels Djibouti.

La voie envers l’élimination des mutilations génitales féminines est, malheureusement, encore longue et pleine d'obstacles. Mais les résultats significatifs obtenus jusqu’à présent nous encouragent à continuer: un nombre croissant de villages africains, pour exemple, déclarent publiquement l’abandonnement de cette pratique.

C'est un défi que nous pouvons, mieux, que nous devons gagner.

J’espère donc que cette conférence sera une occasion pour faire avancer les débats et la prise de conscience, pour examiner les progrès et surtout pour identifier des actions concrètes sur lesquelles travailler ensemble. Par nos efforts conjoints, nous serons à même d’améliorer les conditions de vie de millions de filles et de femmes.

Merci.


Luogo:

Gibuti

17970
 Valuta questo sito