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Governo Italiano

Dettaglio intervista

Data:

14/04/2009


Dettaglio intervista

Le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini réaffirme son soutien à la politique d'ouverture du président américain Barack Obama.

L'Italie passe pour le meilleur ami d'Israël en Europe. Faut-il craindre un pas en arrière avec la formation du nouveau gouvernement ?
«Netanyahu est une personne pragmatique. De celles qui peuvent faire la paix. L'Italie apprécie beaucoup l'entrée du parti travailliste dans ce gouvernement. Nous le jaugerons à ses résultats. En l'encourageant à suivre la stratégie des «deux Etats, deux peuples». Israël à tout intérêt à le faire».

Liebermann aux Affaires étrangères constitue-t-il un risque ?
«J'ai été frappé par le fait qu'il se dise prêt à abandonner la colonie de peuplement où il vit si cela sert la cause de la paix. C'est certainement une personne ferme sur ses principes, mais suffisamment pragmatique pour comprendre que la paix compte plus que tout autre chose. Liebermann prépare un voyage en Europe courant mai. Ce sera une occasion pour l'Italie de réaffirmer que la sécurité d'Israël n'est pas négociable, mais qu'il est aussi dans son intérêt de clarifier sa volonté de reprendre les négociations sur la base de deux Etats indépendants».

Vous rentrez de Syrie et du Liban. Dans quel état d'esprit ?
«Au Liban j'ai dit que l'Italie souhaitait que les prochaines élections se déroulent de manière démocratique sans ingérence extérieure. J'ai aussi réaffirmé notre volonté d'aider à stabiliser le Liban et à consolider ses Institutions à travers notre participation à la Finul. Enfin nous portons une grande attention au début des travaux du tribunal international sur l'assassinat du premier ministre Rafiq el-Hariri, tribunal présidé par le juriste italien Antonio Cassese.
De la Syrie nous attendons une collaboration étroite avec l'Union européenne et voulons l'encourager à répondre de manière positive à la main tendue par le président Barack Obama. L'Italie est prête à favoriser la reprise rapide des négociations entre Syrie et Israël. Damas peut aussi jouer un rôle important dans la réconciliation au sein du monde arabe».

Où en est votre projet de visite en Iran ?
«Elle aura lieu quand le contexte général sera favorable. Cela dépend surtout des signaux provenant de Téhéran.
J'estime important d'accompagner la politique d'ouverture de Barack Obama, qui est un évènement historique. Il ne m'appartient pas de parler à Téhéran du dossier nucléaire. Cela relève de l'Europe dans son ensemble et des Etats-Unis».

De quoi parlerez-vous ?
«L'Iran est intimement impliqué en Afghanistan et au Pakistan. Dossier sur lequel l'Italie se sent une responsabilité particulière. Nous y contribuerons en invitant l'Iran au G8 des Affaires étrangères à Trieste fin juin.
En Afghanistan, Europe et Iran ont des intérêts communs. Mettre fin au trafic des stupéfiants et de la drogue, reconstruire l'administration afghane intéresse l'Iran au moins autant que nous. Nous pouvons trouver rapidement un accord si une volonté politique se dégage de part et d'autre».

La France partage-t-elle votre approche ?
«Pleinement. J'ai été fortement encouragé par Bernard Kouchner à impliquer l'Iran lors du G8 de Trieste».

Peut-on étendre les négociations aux Talibans modérés sans risquer de déstabiliser le président Karzaï ?
«Nous devrons être prudents. C'est pourquoi j'ai l'intention de consulter des pays qui connaissent bien mieux que nous la réalité dans les zones tribales, l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes. J'ai déjà parlé avec eux. Ils nous disent que les Talibans pourraient accepter un dialogue qui isole extrémistes et terroristes. Nous ne pouvons, nous autres occidentaux, décider d'impliquer les Talibans sans avoir consulté au préalable les voisins de la région. Iran et Russie seront hostiles à négocier avec les Talibans. Peut-être la réponse de Ryad et des Emirats sera-t-elle différente. Si l'Occident décide que Karzaï doive être soutenu -je crois franchement qu'on doive le faire- nous devrons aussi l'écouter».

Vous dîtes que la solution au conflit afghan passe par le Pakistan. Que faut-il faire pour cela ?
«On doit aider le Pakistan à consolider ses positions. C'est une puissance nucléaire souffrant d'une grave crise économique. Nous l'avons toujours considéré comme étranger au grand rébus régional. Al Qaïda se cache pourtant dans les zones frontalières. En outre l'extrémisme intégriste se propage avec l'ouverture de madrasses (écoles coraniques) et l'application de la Chariah dans une province. L'Union européenne doit aider le Pakistan sans se limiter à une aide économique. Le Pakistan a besoin d'un geste de confiance, d'un soutien politique : offrons-lui par exemple une zone de libre échange avec l'Europe, finançons des programmes d'éducation et de formation, soutenons ses Institutions. Ecartons toute action militaire sur son territoire. Je pense aux zones frontalières. Ce serait une très grave erreur. Je proposerai que durant la présidence suédoise, sinon avant, un sommet Union européenne/Pakistan se tienne sur le libre échange. Il n'y en a jamais eu. C'est le moment ou jamais».

Répondrez-vous positivement à Barack Obama qui demande aux alliés d'envoyer plus de forces en Afghanistan ?
«Nous l'avons déjà fait. Nos effectifs sont passés en quelques mois de 2.400 à 2.800 hommes. Nous avons aussi envoyé un peloton d'une centaine de carabiniers pour former sur place des personnels de police ainsi qu'un bataillon de 250 observateurs pour surveiller le processus électoral. Enfin nous enverrons sur le terrain deux chasseurs-bombardiers et des véhicules de patrouille. Quatrième contributeur mondial aux forces des Nations Unies, l'Italie a déjà rempli son devoir».


Luogo:

Roma

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